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Les états d'âme de MZ
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De la violence faite au monde

De la violence faite au monde

En cette journée internationale des droits des femmes qui rappelle que nous sommes encore loin de l’égalité des droits entre les femmes et les hommes, de nombreux articles sont publiés pour illustrer la persistance, voire la renaissance, y compris dans nos contrées, du patriarcat dominant.

 

Comme nous étions dimanche, le risque était réduit de trouver l’invitation récurrente faite aux manageurs (majoritairement masculins) d’offrir des fleurs à leur secrétaire (nécessairement féminine) pour leur rendre hommage et les maintenir dans leur condition d'invisibilité…

 

Cependant, on peut lire aussi que le récent mouvement masculiniste s’amplifie et va même (chez une partie des “Trumpistes”) jusqu’à évoquer le retrait du droit de vote aux femmes.1

 

Au journal du soir d’Arte, un reportage au Quatar nous montre l’inauguration d’une mosquée réservée aux femmes comme une avancée significative, tandis qu’en Gambie, où l’on continue la pratique de l’excision, malgré une loi d’interdiction promulguée en 2015, la Cour suprême saisie par les autorités religieuses est susceptible de l’abroger, en vertu d’une “tradition culturelle”.

 

En Italie néo-fasciste, un nouvel article de loi entend mettre à mal la notion de consentement dans la définition du viol.

 

Depuis que la Cour suprême des États-Unis a annulé en 2022 l’arrêt fédéral Roe vs Wade qui garantissait depuis 1973 le droit d’avorter sur tout le territoire, quatorze États ont interdit l’IVG et cinq autres s’apprêtent à le faire.

 

Ces postures réactionnaires ne sont rien d’autre que le reflet d’une virilité offensée dont les “victimes” entendent rétablir la suprématie d’une masculinité traditionnelle, fondée sur la violence.

 

La force comme principe d’organisation sociale et de l’ordre du monde s’exerce à nouveau sans complexe et les viriles interventions militaires de la période récente s’inscrivent bien dans la logique de brutalité érigée de nouveau en modèle d’efficacité.

 

Quand le droit international est piétiné et que la guerre remplace le dialogue diplomatique, les femmes sont les premières victimes expiatoires.2

 

Mesdames… et messieurs, la mobilisation (au sens pacifique du terme) des partisans d’une démocratie universelle, et donc féministe, est plus que jamais à l’ordre du jour.

 

Rien n’est acquis et tout est toujours à recommencer.

 

Il faut imaginer Sisyphe heureux.3

 

1. Ci-joint l’article paru dans La Croix du 6 mars
2. Que penser de la guerre déclenchée au Moyen-Orient ? J'y reviendrai.
3. Le Mythe de Sisyphe, Albert Camus (1942)