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Grâce à un ami qui l'a publié sur Facebook (comme quoi, les réseaux prétendument sociaux peuvent parfois être utiles) j'ai découvert, bouleversé, le témoignage poignant de Stephen Kapos, juif d'origine hongroise, né à Budapest en 1937, survivant de la Shoa.
Son réquisitoire contre le gouvernement israélien mérite d'être écouté intégralement (ici) et il s'ajoute tragiquement à l'intervention du député rabbin Gilad Kaliv (là) que j'avais déjà évoquée dans mon article La voix humaine du 25 mai dernier.
La communauté internationale proteste, l'Union européenne s'indigne (sauf la Hongrie d'Orban) et le massacre continue, jour après jour.
Les manifestations se multiplient en Israël contre la politique de Netanyahu pour réclamer un cessez-le-feu et la libération des otages mais les voix juives pour dénoncer le massacre de la population civile de Gaza demeurent marginales.
La plupart de mes amis juifs se taisent sous prétexte de ne pas alimenter l'antisémitisme, en effet renaissant, ou pire, considèrent qu'un terroriste du Hamas ce cache derrière chaque palestinien, y compris bébés et vieillards...
Dans Nuit et brouillard, Jean Ferrat dit “La lune se taisait comme vous vous taisiez” et ne rien dire et laisser faire m'insupporte complètement.
Être juif confère une responsabilité supplémentaire et ne pas reconnaître ce que des juifs infligent à d'autres humains en qualifiant toute critique d'antisémite est odieux et insupportable.
Moi, juif polonais né en France, je ne veux pas être complice de l'ignominie qui est en train de s'accomplir et j'accuse le gouvernement israélien de génocide à Gaza.
Quant à la notion même de génocide, si vous doutez qu'elle s'applique à la situation actuelle de Gaza, je vous invite à prendre connaissance des éléments factuels et de l'enquête approfondie menée par Amnesty International (ici).
Et, vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas...